Les institutions financières internationales sont déficitaires en démocratie, aussi bien sur le plan interne pour ce qui concerne la gouvernance que sur leur rôle qui consiste à limiter les options des Etats membres en matière de la politique générale. Ce déficit surgit en partie du voile des mystères enveloppant la plupart des opérations qu’elles mènent.

Maints documents clés sont confidentiels ou bien ne sont autorisés pour la publication les engagements déjà pris. Les instances décisionnelles à l’instar du Conseil des Directeurs de la Banque mondiale fonctionnent dans le secret presqu’absolu.
Comme conséquence de ces mystères, les IFI nient aux communautés leur droit a l’information opportune et ce faisant, elles empêchent la participation significative à la conception et à l’exécution des projets et des politiques.
L’inclusion des parties intéressées et des communautés concernées par les processus du développement revêt une importance capitale pour faire la lumière sur les dégâts potentiels des activités de la Banque du point de vue environnemental et social. Ainsi les barrières qui se dressent face au processus démocratique au moyen des refus à l’information pertinente risquent de contrecarrer l’efficacité de ces institutions pour ce qui est du développement.
Le BIC suit de près l’évolution et la mise en œuvre des politiques de divulgation au niveau des IFI. En outré le BIC est membre du Comité directeur de l’Initiative pour la Transparence Mondiale (ITM, ou Global Transparency Initiative - GTI).
L’ITM réunit deux communautés des associations de la société civile: les experts et les militants qui font le suivi des institutions financières internationales pour ce qui concerne la transparence et les associations qui promeuvent l’ouverture au niveau national par le biais de la loi sur le droit a l’information.