Privés d’un accès opportun à l’information, les individus ne peuvent pas participer à la prise de décisions susceptibles d’avoir des impacts sur leurs vies et leurs moyens d’existence. Le manque d’accès du grand public prive les communautés de la possibilité d’engager la responsabilité des décideurs. L’accès à l’information fait partie des conditions préalables à une participation significative et à la rédevabilité démocratique.
Les associations de la société civile ont toujours demandé une plus grande transparence de la part de leurs propres gouvernements. Au fur et à mesure que le pouvoir et la capacité d’intrusion des gouvernements bailleurs de fonds s’intensifient envers les pays les plus pauvres du monde, le débat sur la transparence s’est élargi : les institutions internationales de prêt à l’instar de la Banque mondiale respectent-elles et promeuvent-elles le droit d’accès à l’information publique ?
En 2009 la Banque mondiale révisera ses normes de transparence. Le réexamen de la politique générale donne l’occasion aux associations de la société civile de mettre en cause le secret qui marque toujours les prises des décisions à la Banque et de renforcer l’accès à l’information portant sur des projets et les programmes financés par la Banque.